Lundi 5 novembre 2007
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21:17
Elle avance derrière son père et déjà ils se regardent muets dans la glace de l'ascenceur . Il l'étreint . Elle dégage son visage des replis de son veston quand le groom annonce le septième étage .Ils empruntent alors un escalier qu'il monte quatre à quatre, et dans un grand geste il ouvre la porte et saluant bien bas la petite demoiselle il annonce:" les nouveaux appartements de Nanette!". Sur l'immensité du ciel des volutes de fumée traversent le ciel de Shanghai. La pluie s'est arrêtée et le ciel moutonne. Au pied des murs face aux immenses baies vitées un bric à brac de toiles s'amoncelle "femme au costume rouge" "le chinois" les titres appellent le geste du curieux qui soulèvera le cadre léger et le tenant à bout de bras se laissera interroger par l'artiste absent, son propre esprit à découvert, face à la toile .
Nanette traîne les pieds et d'un saut s'installe sur un canapé. Son regard est fixé sur un titre "jeune femme à la tresse". Et si... Nonelle ne se lèvera pas pour retourner cette toile. Non.
Alexandre a accroché son pardessus moite au perroquet sur lequel pendent les blouses des absents, Elise, Wang et tous les autres.
Il fait chauffer de l'eau et sort de la poche de son gilet une boîte oblongue qu'il ouvre et porte à ses narines après en avoir effleuré le contenu du bout des doigts. Puis saisissant une pincée il laisse tomber patiemment les feuilles de thé dans la casserole et les regarde danser. Si Xiangtiao était là elle crierait au scandale. Avec tout le mal qu'elle se donne pour trouver le meilleur Oulong Monsieur prépare le thé à la barbare. Cela ferait bien longtemps qu'elle lui aurait arraché la boîte des mains en lui lançant un Tseeuh réprobateur et hautain histoire d'avoir l'impression de l'humilier.
C'est bien pour éviter sa présence qu'en cette fin d'après midi il avait mené Nanette jusque dans son atelier au dessus des bureaux de l'agence"Lion Voice" .
He bien je vais vous dire elle se disait bien que cela cachait quelque chose la Nanette.
Et en lui amenant a bout de doigts un bol fumant il commence et annonce:
"Nanette grand mère t'attend à Paris . Tu pars dès que ton passeport est prêt."
Alors elle repousse le bol et se retourne dos à son père pour se lever brusquement et lui jeter à la figure: "Bien sûr maintenant je ne suis plus ta fille et puis il y a l'autre là ...Alors on m'expédie en France. Elles avaient raison les filles à l'école c'est à mon tour d'être shanghaiée. Ben si tu crois que je vais me laisser faire".
Elle se précipite sur la porte et se jette dans l'escalier de service. Alexandre prend le téléphone et Laoli le groom le rassure:" Oui il récupère la peutite demoisel'oui que monsieur ne s'inquiète pas Yesss siiir".
"He bien je vais te dire mon grand heureusement qu'il était là le Loali parce que la première voiture c'était pour moi j'étais bien décidée et j'aurais pas attendu qu'une Dedion bouton ... Quoi tu rigoles tu n'sais pas Une dedion ...
oui c'est une marque. J'n'aurai pas choisi..."
Oui voilà
Ah petite...!
Si tu m'avais écoutée ce jour là tu serais peut-être repartie bien vite à la Chine...et tu n'y serais plus dans cette ville . On y échoue toujours quand on y reste, c'est un port cette ville . Faut pas rester dans les ports, faut y passer...Ou alors faut être marin ...Oui même les femmes...
Par MADALIAN
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Publié dans : la-scribouillarde
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